Maritza

Maritza

Maritza nait en République Dominicaine avant d’être adoptée, à l’âge de deux ans par une famille québécoise. La suite de son enfance se déroule à L’Ancienne-Lorette, où, attirée par la danse et la musique, elle passe des heures à monter des chorégraphies  qu’elle enseigne à ses amies, en plus de joindre une chorale. Adolescente, sa différence et le racisme dont elle est victime la font souffrir. Elle trouve refuge dans les voix écorchées de Janis Joplin et de Kurt Cobain. Elle découvre aussi la chaleur et le soul de Tracy Chapman, et plus tard, les compositions de Jewel. Ses études la poussent à s’installer à Montréal où elle prend un cours de chant pour la première fois. Son professeur l’encourage à passer l’audition pour la toute première édition de Star Académie (TVA), pour laquelle elle est retenue.

C’est à cette émission qu’elle se fait connaître du public, d’abord pour la force de ses interprétations. Cependant, c’est dans la création que Maritza se sent le mieux. Après une pause qui lui permet de donner naissance à sa fille Zoé et de se consacrer à d’autres projets, tels que son groupe musical parallèle Lisbonne Télégramme, Maritza remet les compteurs à zéro afin de s’affirmer en 2012 comme auteure-compositrice-interprète, grâce au mini-album autoproduit Dans un autre regard, réalisé avec l’aide de José Major et de Guillaume Chartrain.

L’année suivante, plusieurs la découvrent sous un nouvel éclairage lors de diverses vitrines et festivals, dont les Francouvertes, Vue sur la Relève, le Festival en chanson de Petite-Vallée et Coup de cœur francophone. Le charme opère, elle reçoit de nombreuses distinctions telles la chanson primée SOCAN, le prix de la chanson canon de Sirius XM et une invitation à Pop Montréal. Elle signe chez Ste-4 musique et fait paraître, à l’hiver 2017, Libérons-nous, un album pour lequel elle s’entoure de José Major, Philippe Brault, André Papanicolaou et plusieurs autres. L’album récolte des critiques élogieuses et les chansons Le diable à mes trousses et Avant se retrouvent #1 au palmarès franco Sirius XM pendant plusieurs semaines consécutives.

Cet album est, pour Maritza, le résultat de « l’unification de ses identités ». Elle y intègre une chanson en espagnol (Nuestro Mundo), une autre dont les rythmes sont inspirés par les chants d’esclaves (Le diable à mes trousses), et on y retrouve des traces des Cat Power et Feist de ce monde, qui ont aussi influencé l’artiste. Libérons-nous lui permet aujourd’hui de s’affranchir, d’extérioriser ses démons, mais aussi de partager la richesse de ses racines, son unicité et son parcours atypique.